A partir du 20 mai 2018, une nouvelle réglementation entrera en vigueur. Non seulement cette réforme aura pour impact de retirer de la circulation les voitures les plus anciennes, qui sont les moins chères et dont beaucoup de français se servent pour aller travailler, mais aussi, de faire payer encore plus le consommateur.
Contrôle Technique: Ce que cache la nouvelle réforme

ELLE ARRIVE ! LA NOUVELLE RÉFORME DU CONTRÔLE TECHNIQUE !

Le 3 avril 2014 une directive européenne, visait à diviser par deux le nombre de morts sur les routes entre 2010 et 2020. Parmi ces mesures, apparaît un durcissement et une harmonisation de ce contrôle dans tous les états membres. Sauf que, harmonisation ne veut pas dire uniformité, ce qui, je vous l’accorde, est un peu paradoxal. Exemple : Un contrôle technique passé en Allemagne ne sera pas valable en France.

Stupide hein ? Oui, stupide et onéreux pour le consommateur, mais pour l’état, les concessionnaires, les garagistes et les centres de contrôle ce sera une source d’argent… Du coup, pas si stupide que ça !!

Le réel but de cette nouvelle réglementation est de rajeunir le parc roulant. En France, l’âge moyen du parc est de 9 ans et 20% ont plus de 15 ans. En clair, on ne pourra plus circuler avec notre bonne vieille 205 à moins de dépenser des sommes astronomiques pour la remettre en circulation.

Le français moyen aura juste pour choix de s’endetter avec un crédit soit pour réparer, soit pour acheter plus récent.

Par ailleurs, le nombre de points de contrôle augmente: 132 au lieu de 123 actuellement. Mais c’est surtout le nombre de défauts qui explose, passant de 410 défauts à 610. Le terme change d'ailleurs aussi: il ne faudra plus parler de "défauts" en 2018, mais de "défaillances".

Par conséquence, le contrôle technique devrait passer de 30 minutes à 45 minutes. Et qui dit plus long, dit plus cher ! Il coutera au consommateur environ 15 à 20% de plus du prix actuel. Et fini, les contre visites offertes, il y en aura tellement que les centres ne pourront plus se permettre ce luxe.

La notion de « défaillance critique » est introduite par la nouvelle réglementation. C’est vraiment la grande nouveauté et certainement celle qui fait le plus peur. Une défaillance critique touche un élément de sécurité du véhicule, considéré comme un danger immédiat. Le contrôle technique se voit alors réduit au jour du contrôle, pour laisser le temps au conducteur de se rendre dans un garage, afin d'effectuer les réparations nécessaires.

Danger immédiat ???

Avant le 20 mai 2018, certains points de ces « défaillances critiques » n’entrainaient même pas une contre visite !

Exemple :

  • Pneumatiques : usure irrégulière. Avant le 20 Mai, véhicule non soumis à contre visite.
  • A partir du 20 Mai, véhicule n’ayant plus le droit de circuler à compter de minuit à moins de changer les pneus et de faire lever la défaillance critique.

Et encore, ce ne sont que des pneus.. Mais lorsqu’il y a corrosion excessive de la caisse, c’est pareil… Avant le 20 Mai, aucune contre visite. Après le 20 Mai, plus le droit de rouler à compter de minuit à moins de réparer !

Du coup, le 19 Mai une usure irrégulière des pneus n’est pas dangereuse mais le devient comme par magie le temps d’une nuit ?? Ca fait réfléchir sur le bien fondé de cette nouvelle réforme non ?

Les personnes de faibles revenus, ayant besoin d’un véhicule pour aller travailler n’auront guère de choix, s’endetter pour acheter plus récent ou perdre leur travail ou encore rouler sans contrôle technique. Ceux qui ne pourront pas réparer une défaillance critique dans la journée, n’auront plus de véhicule jusqu’à ce qu’ils en aient les moyens. Une réforme juste bonne à taxer encore plus les français.

http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/le-controle-technique-des-autos-risque-de-couter-plus-cher-en-2018-1227536.html




Quenel +







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